Le coeur des autres
27/02/2006 21:28 par aimer_la_vie
J'ai dit à mon coeur désolé
Quittons cette tour de démence
Mêlons-nous à la vie immense
Soyons, dans l'ère qui commence
Parmi les moissoneurs du blé
Il est d'autres deuils que les nôtres
Et le mot du problème humain
Trop grand pour une seule main
Est caché dans le coeur des autres.
parce que j’en ai les larmes aux yeux
que nos mains ne tiennent plus ensemble
que moi aussi je tremble un peu
parce que je ne vais plus attendre
est-ce qu’on va reprendre la route
est-ce que nous sommes proches de la nuit
est-ce que ce monde a le vertige
est-ce qu’on sera un jour punis
est-ce que je rampe comme un enfant
parce que je n’ai plus de chemise
et c’est le bon dieu qui nous fait
et c’est le bon dieu qui nous brise
parce que rien ne peut arriver
puisqu’il faut qu’il y ait une justice
je suis né dans cette caravane
mais nous partons allez viens
parce que ma peau est la seule que j’ai
que bientôt mes os seront dans le vent
je suis né dans cette caravane
mais nous partons allez viens
Je suis parti d'un bout du monde
J'étais trop grand pour me courber
Parmi les nuages de poussière
Juste au bord de la terre
Et j'ai marché le long des routes
Le ventre à l'air dans le ruisseau
Et même que le vent nous écoute
Et la pluie va tomber bientôt
Ce que j' fais là moi
Je sais pas
Je voulais juste marcher tout droit
Ce que j' fais là moi
Je sais pas
Je pense à toi depuis mille ans
Tellement de nuits sous la paupière
Tellement de forêts abattues
Même sous la mitraille et le fer
Moi je leur ai rien vendu
Et que même dans l'espace Shengen
Ils ont pas voulu de ma peau
Ce que j' fais là moi
Je sais pas
Je voulais juste marcher tout droit
Ce que j' fais là moi
Je sais pas
Je pense à toi depuis mille ans
C'est pas la croix pas la manière
Et puis la terre on y revient
Moi j'ai un orgue de barbarie
Et je vais pourrir leur pays
C'est pas avec la bombe atomique
C'est pas avec le tour de France
Qu'ils me mettront de leur côté
Quand j'aurai fini ma croissance
Ce que j' fais là moi
Je sais pas
Je voulais juste marcher tout droit
Ce que j' fais là moi
Je sais pas
Je pense à toi depuis mille ans
C'est son caractère
qui fait à chacun sa destinée.

Mon berceau s'adossait à la bibliothèque,
Babel sombre, où roman, science, fabliau,
Tout, la cendre latine et la poussière grecque,
Se mêlaient. J'étais haut comme un in-folio.
Deux voix me parlaient. L'une, insidieuse et ferme,
Disait : " La Terre est un gâteau plein de douceur ;
Je puis (et ton plaisir serait alors sans terme !)
Te faire un appétit d'une égale grosseur. "
Et l'autre : " Viens ! oh ! viens voyager dans les rêves,
Au delà du possible, au delà du connu ! "
Et celle-là chantait comme le vent des grèves,
Fantôme vagissant, on ne sait d'où venu,
Qui caresse l'oreille et cependant l'effraie.
Je te répondis : " Oui ! douce voix ! " C'est d'alors
Que date ce qu'on peut, hélas ! nommer ma plaie
Et ma fatalité. Derrière les décors
De l'existence immense, au plus noir de l'abîme,
Je vois distinctement des mondes singuliers,
Et, de ma clairvoyance extatique victime,
Je traîne des serpents qui mordent mes souliers.
Et c'est depuis ce temps que, pareil aux prophètes,
J'aime si tendrement le désert et la mer ;
Que je ris dans les deuils et pleure dans les fêtes,
Et trouve un goût suave au vin le plus amer ;
Que je prends très souvent les faits pour des mensonges,
Et que, les yeux au ciel, je tombe dans des trous.
Mais la Voix me console et dit : " Garde tes songes :
Les sages n'en ont pas d'aussi beaux que les fous ! "
Donner est un plaisir plus durable que recevoir
car celui des deux qui donne est celui
qui se souvient le plus longtemps.
Il devient indispensable
que l'humanité formule un nouveau mode de penser
si elle veut survivre et atteindre un plan plus élevé:
Ah ! Te revoilà. C’est Toi, Est-ce bien toi ?
Parti sans t’occuper de qui que ce soit.
Disparu, néant, abandonnant mon cœur,
La pluie pleuvait. Vint le signe de la noirceur.
Ton départ me fut tout un choc.
Tout se glaça. Tout devint bloc.
J’ai senti peu à peu ma vitalité me quitter,
Triste, amère, les arbres j’ai effeuillés.
J’ai soulevé dans ma colère de grands vents.
IL a plu, neigé, verglacé en même temps.
Mais tu es là, à nouveau, près de moi,
Je me sens revivre, le cœur en émoi.
Ta chaleur me caresse, m’envahit,
Dans mes veines la vit rejaillit.
Moi, la Nature, je remets tout en place,
Feuilles, fleurs, fini le givre, la glace.
Je suis de plus en plus forte,
Ta vigueur me pénètre, me supporte.
Je ne veux pas penser à ton prochain départ,
Car ce sera pour moi encore une fois, la mort....